HISTORIQUE DU PEUPLE NDA’A
HISTORIQUE DU PEUPLE NDA’A

HISTORIQUE DU PEUPLE NDA’A

HISTORIQUE DU PEUPLE NDA’A : Certains chercheurs se basent sur des données iconographiques et linguistiques pour situer les origines du peuple Nda’a en Égypte antique. Selon eux, dès le XIVème siècle et sous la pression musulmane, ils entament leurs aventures migratoires vers l’Afrique centrale, concrètement vers le Lac Tchad, d’où ils repartent pour s’établir dans la plaine des Tikar (dans l’Adamaoua au Cameroun) où ils sont reconnus et identifiés comme les «Ndobo».[1]

De l’Adamaoua (Bankim, Tibati, Banyo), ils résistent à l’islamisation forcée et émigrent vers la plaine du Noun (identifiés ici comme les « Banso »). En pays Bamoun, alors qu’une partie s’islamise, une autre dirigée par le très célèbre Fô Mbougong, décide, par contre,  de traverser le fleuve Noun pour s’établir définitivement sur le site actuel dans les Bamboutos au XVIIème siècle.

Le très vaillant guerrier et chef des « Banso » Fò Mbougong[2] va, grâce à ses nombreuses conquêtes, agrandir le territoire Ndah avant d’opter pour la paix avec les peuples voisins. C’est alors que ces guerriers « Banso » venus du Noun deviennent les Nda’a, c’est-à-dire « peuple pacifique ». Le vaste royaume ainsi formé s’appellera aussi NDA’A, soit la PAIX.

À l’origine, les Nda’a formaient une seule et même famille, un seul et même royaume à la tête duquel se trouvait le grand bâtisseur Fô Mbougong, père de six enfants. À sa mort, une fraction décida d’émigrer vers l’actuel village Banso dans le Nord-Ouest, pendant qu’une autre décida de rester sur place pour essayer de se réorganiser. Incapables de trouver un consensus pour désigner un successeur, les six princes décidèrent de se partager le territoire NDA’A. D’où la naissance des six chefferies actuelles : Bamendjo, Babété, Bafounda, Bamekoumbo, Bameso et Bamendjinda.

Historiquement, le site actuel de la ville de Mbouda était occupé par les NDA’A, lesquels prêtèrent aux villages environnants une partie de leur dialecte. Par exemple, la très populaire expression « Nda’a Nda’a» est employée dans presque tous les dialectes des Bamboutos et signifie « doucement » ou « dans la paix». D’où l’origine du nom Mbouda, choisi en 1952 pour désigner la capitale administrative du département des Bamboutos[3]. En effet, le mot Mbouda est étymologiquement composé de deux syllabes : « Mbou » et « da » qui signifient respectivement « entrée » et « Ndah ». En un mot, Mbouda désigne l’entrée du royaume des Nda’a. Suite à une déformation coloniale, l’ex Mbo nda’a devint Mbouda tel que connu aujourd’hui.

HISTORIQUE DU PEUPLE NDA’A

C’est donc dans un souci de rassemblement et de reconstruction de cette grande famille que de nombreuses associations des NDAH ont vu le jour dans les quatre coins du globe, dont celle du Canada.

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